Mythe n° 2 : « S’il n’y a pas de symptômes, ce n’est pas dangereux. »
Fait : De nombreux anévrismes sont asymptomatiques jusqu’à leur rupture.
La science :
Les anévrismes de petite taille ou stables ne compriment généralement pas les structures voisines et sont donc asymptomatiques. Cependant, la paroi artérielle au niveau de l’anévrisme est structurellement fragilisée. Avec le temps, le stress hémodynamique (la force du flux sanguin) peut amincir davantage cette paroi. Lorsque celle-ci cède, elle peut se rompre, provoquant une hémorragie interne – comme une hémorragie sous-arachnoïdienne cérébrale – qui constitue une urgence médicale.
Mythe n° 3 : « Un mal de tête n’est qu’un mal de tête. »
Fait : Un mal de tête soudain et intense peut signaler la rupture d’un anévrisme cérébral.
La science :
Les patients la décrivent souvent comme « la pire migraine de leur vie ». Cette douleur est causée par une irritation rapide des méninges (les membranes protectrices du cerveau) due à l’afflux sanguin. Elle peut s’accompagner de nausées, de raideur de la nuque, de photophobie ou de perte de connaissance. Il ne s’agit pas d’une céphalée de tension ou d’une migraine classique ; elle nécessite une prise en charge d’urgence immédiate.
Mythe n°4 : « Les personnes en bonne santé n’ont pas à s’inquiéter. »
Fait : On peut paraître en bonne santé et pourtant avoir un anévrisme.