Il existe une déception très particulière que seuls les amateurs d’avocats comprennent vraiment, surtout si vous ne vivez pas dans une région où ils sont cultivés localement.
Vous attendez des jours que cet avocat, dur comme de la pierre, sur votre comptoir, finisse par ramollir à la perfection. Vous l’examinez attentivement, sentez cette légère souplesse, et l’excitation monte. Mais lorsque vous l’ouvrez, au lieu d’une chair verte, lisse et crémeuse, vous découvrez un réseau de fibres brunes et filandreuses.
C’est frustrant et peu appétissant, et pour beaucoup, c’est suffisant pour jeter le fruit. Mais avant de renoncer à votre toast à l’avocat, il est bon de se poser la question : que sont exactement ces filaments ? Signifient-ils que le fruit est avarié ? Comprendre le phénomène qui les sous-tend peut vous aider à déterminer si votre avocat est encore bon à consommer.
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Le contexte botanique : bien plus qu’un simple aliment à la mode
Pour comprendre ce phénomène, il est utile de savoir ce qu’est réellement un avocat. Botaniquement parlant, l’avocat (Persea americana) est en réalité une grosse baie contenant un seul noyau. Bien que nous le consommions souvent comme un légume — en l’ajoutant aux salades, en le réduisant en purée pour faire du guacamole ou en l’incorporant à nos sandwichs —, il s’agit techniquement d’un fruit.
L’avocatier appartient à la famille des Lauracées, comme le cannelle et le laurier. Originaire du centre-sud du Mexique, il fait partie de l’alimentation humaine depuis des millénaires. Les Aztèques lui donnaient même un nom : āhuacatl, qui désignait à la fois le fruit et sa forme.